Voyage à dos d’éléphants, une activité touristique bien cruelle

Mis à jour : 29 juin 2020


Écrit par : Williams Casavant


Les promenades à dos d’éléphants sont monnaie courante comme attraction touristique dans de nombreux pays d’Asie. Même si l’attraction semble amusante, « l’éducation » qu’ils doivent recevoir pour devenir dociles est quant à elle extrêmement cruelle.


La technique utilisée pour dresser un éléphant est appelée « phajaan ». Ce rituel venant de croyance ancestrale consiste à dissocier l’esprit du corps de la bête pour qu’il perdre son instinct naturel et sauvage.


Pour y parvenir, les jeunes éléphants sont retirés très tôt à leur mère et sont enfermés dans de petites cages en bois où ils se retrouvent enchaînés. Alors qu’ils sont totalement coincés dans celles-ci, ils sont alors frappés à répétition dans des endroits sensibles. En plus des dommages physiques, leur mental est aussi mis à l’épreuve puisqu’ils ne mangent pas et sont gardés réveillés pendant la durée du rituel, soit de 4 à 6 jours.


Les dresseurs, également appelés « mahout », libèrent l’éléphant lorsqu’ils estiment que l’esprit du pachyderme est désormais brisé et qu’il est maintenant devenu docile.

Après ses journées traumatisantes, les éléphants suivent une éducation stricte des commandes et gestes pouvant amuser les touristes. Le tout se déroule dans la peur d’être de nouveau torturé.


Après ces tortures physiques et mentales, l’éléphant a accompli son « apprentissage ». Les survivants sont alors enchaînés et chargés de grosses nacelles en bois et attendent les touristes venir à tour de rôle. Environ la moitié des éléphants ne survivent pas au rituel.


Du côté des « mahouts », c’est environ une centaine d’entre eux qui sont tués chaque année à cause des éléphants qui deviennent agressifs. D’autres éléphants deviennent fous et développent des maladies mentales, ce qui réduit considérablement leurs efficacités pour les attractions touristiques. La majorité est alors tuée.


En raison de la solitude, la maltraitance, la négligence et les nombreuses carences alimentaires, les éléphants vivant en captivités vivent malheureusement deux fois moins longtemps.


Si vous voulez voyager à la recherche d’éléphants, renseignez-vous sur le traitement que certains éleveurs leur font subir. Et comme conseille Pauline dans son blogue Graine de voyageuse, pourquoi ne pas plutôt partir à l’aventure dans les forêts de la Malaisie à la recherche d’éléphants qui sont eux en santé et dans leur habitat naturel? Peu importe votre décision, se renseigner sur l’état des animaux avant de fréquenter un endroit est toujours la meilleure des options.

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