Une première défaite pour les animaleries de Montréal

Mis à jour : juin 29


Écrit par Mel-Lyna Cadieux


À la suite de la mise en place du nouveau règlement obligeant les animaleries de Montréal à ne vendre uniquement que des animaux de refuges dès 2020, vingt-cinq animaleries ont pris l’initiative de contester le règlement afin de le suspendre, plaidant que celui-ci favoriserait la mise en place d’un « marché noir » pour animaux et qu’il sera susceptible de faire chuter leur chiffre d’affaires de 20 % à 30 %


Toutefois, une juge de la Cour supérieure a rejeté leur demande de suspendre l’application de ces nouvelles règles, au plus grand plaisir des défenseurs des animaux, affirmant que le nouveau règlement sera une grande avancée pour la cause animale.


Selon le règlement 18-042 de la Ville de Montréal et adopté par la mairesse Valérie Plante l’été dernier, il est précisé qu’« il est interdit pour un lieu commercial de remettre à un nouveau gardien un chien, un chat ou un lapin autrement que si celui-ci provient d’un refuge ou d’une clinique vétérinaire ».


La ville de Montréal a pris la décision d’instaurer ce règlement afin d’éviter qu’il n’y ait de la surpopulation dans les différents refuges. C’est d’ailleurs le conseiller de ville de Saint-Henri/Petite-Bourgogne/Pte-St-Charles/Griffintown qui est à l’origine de ce règlement.

Un point de vue rejeté

Les animaleries « plaident que les dispositions en litige ne sont pas dans l’intérêt public puisqu’elles font en sorte de favoriser l’achat de chiens, chats et lapins non contrôlés par internet et privent le public des conseils judicieux des animaleries lors de l’achat », a résumé la juge Johanne Mainville dans une décision datée de mardi.


Toutefois, ces commerces n’ont pas réussi à « démontrer que l’intérêt collectif serait mieux servi en suspendant certaines dispositions » du règlement. L’argument selon lequel les animaleries seraient à risque de faillite a aussi été rejeté par la juge Mainville.


De plus, les animaleries affirment que les chatons et les chiots sont « rarissimes » dans les refuges. Cette situation nuirait grandement à leur situation financière. Pourtant, l’avis des professionnels du domaine animalier est unanime à ce sujet, ce n’est aucunement les animaux qui manquent afin de combler la demande des animaleries. Ce sont des centaines de chiots et de chatons qui arrivent dans les refuges chaque année, et cela est loin d’être nouveau.


Selon Yves Pépin, l’avocat des animaleries contestant le règlement, les chiens de refuges, tel que la SPCA « sont tous des chiens qui ne conviennent pas à des familles avec de jeunes enfants, ou qui ont des troubles de comportement pour la plupart ». Celui-ci ajoute que « C’est d’ailleurs pour ça que les gens vont les porter dans des refuges ».


De toute évidence, ces affirmations en disent long sur le manque de connaissances de M.Pépin en ce qui concerne la réalité des refuges. Construire une argumentation en se basant sur de simples mythes irréalistes n’a jamais fait ses preuves, et nous en avons encore la preuve aujourd’hui.

© 2020 par Magazine Passion animaux

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now