Une hausse du nombre de chats errants dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve


En raison de la pandémie de COVID-19, l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve a annoncé il y a quelques mois sa décision de remettre son programme de Capture, stérilisation, relâche et maintien (CSRM) à l’an prochain. Selon des bénévoles du programme, l’interruption des activités a déjà causé une hausse du nombre de chats errants dans l’arrondissement. Ceux-ci demandent donc des permis pour être en mesure d’opérer légalement.


Selon les propos de la bénévole Marie-Pierre Roch, rapportés dans le Journal Metro, les nombreuses naissances de chatons à l’extérieur expliquent l’augmentation du nombre de chats errants dans les derniers mois.


Le programme CSRM vise à attraper de manière éthique les chats errants pour les faire stériliser. Par la suite, ceux-ci sont ramenés à l’endroit où ils ont été attrapés et pourront retrouver leurs repères et bénéficier de l’aide des bénévoles qui leur fournissent abris et nourriture. L’interruption de ce programme empêche donc la prévention des naissances et, par conséquent, amène plusieurs défis aux bénévoles.


Malgré les moyens limités, des résidents ont tout de même continué à attraper les chats et à les faire stériliser à leurs propres frais. Les bénévoles demandent maintenant que l’administration locale les aide à avoir les autorisations pouvant leur permettre de faire leur bénévolat en toute légalité.

Un travail qui fait la différence

Selon Pierre-Paul Savignac, directeur de l’aménagement urbain et des services aux entreprises de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et responsable du programme CSRM, le programme a déjà montré toute son efficacité dans le secteur. En 2019, ce sont 72 chats errants, dont 39 femelles et 32 mâles, qui ont été stérilisés grâce à celui-ci. «Donc, c’est avec beaucoup de satisfaction qu’on va pouvoir mettre cela en place, si la situation nous le permet», a-t-il assuré.


Le maire Pierre Lessard-Blais a aussi souligné l’importance du travail des bénévoles du programme CSRM, sans qui le programme ne pourrait connaitre un aussi grand succès. «Ça a un impact important sur la qualité de vie de nos animaux, sur la salubrité de nos quartiers», a fait valoir M. Lessard-Blais.


Rappelons-nous qu’une chatte non stérilisée peut mettre au monde environ quatre chatons trois fois par année. En suivant cette tendance, on se peut retrouver facilement avec plus de 20 000 chats au bout de quatre ans.

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Écrit par Mel-Lyna Cadieux

Source : Journal Metro

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