SPCA Montérégie : Protéger les animaux depuis plus de 30 ans

Il y a un peu plus de 30 ans, Linda Robertson a fondé la SPCA Montérégie, un refuge sans euthanasie visant à offrir une deuxième chance aux animaux errants et abandonnés.

PIERRE OBENDRAUF / Montreal Gazette

Un passé sombre pour les animaux

Selon Madame Robertson, fondatrice et directrice du refuge, ce sont des compagnies privées sur la Rive-Sud qui s’occupait de prendre en charge les animaux il y a 30 ans, qui finissaient bien souvent leurs jours soit dans une chambre à gaz, une chambre de décompression ou même par électrocution.


Étant horrifiée par cette réalité, madame Robertson avait comme mission d’agir concrètement pour changer les choses.


Un refuge sans euthanasies

Étant l’un des quelques refuges sans euthanasies au Québec, la SPCA Montérégie priorise avant tout le bien-être des animaux ainsi que le placement de ceux-ci dans leurs familles pour la vie ou en famille d’accueil dans certains cas particuliers.


Encore aujourd’hui, certains refuges effectuent des euthanasies de surpopulation (lorsqu’il y a trop d’animaux) ou lorsque certains sont plus difficile à placer dans des familles dues à des problèmes de comportement, de santé ou des circonstances particulières.


Toutefois, la SPCA Montérégie s’est engagée dès le début de ses activités à donner tout le temps nécessaire à ses pensionnaires, considérant l’euthanasie comme une solution de dernier recourt lorsqu’un animal est très souffrant par exemple.


Des démarches coûteuses

Toutefois, ouvrir un refuge est loin d’être chose facile. La création de ce refuge sans euthanasies a nécessité beaucoup de temps, d’effort et de fonds pour payer l’établissement et acheter une camionnette, des cages et de la nourriture. Entre autres, c’est en faisant du porte à porte que madame Robertson et ses amis ont amassée 40 000 $ pour le refuge.

Aujourd’hui, le budget opérationnel de 600 000 $ du refuge est entièrement collecté grâce aux généreux dons du public.


Aménagement des locaux

En 1996, après avoir vécu une existence quelque peu nomade, la SPCA Montérégie s’est installée sur une propriété de 14 hectares à Sainte-Angèle-de-Monnoir avec un grand champ où les chiens peuvent se défouler librement.


Selon madame Robertson, le refuge reçoit approximativement 1,000 animaux par année. Présentement, ce sont environ 50 chiens et 50 chats qui sont hébergés au refuge, en plus de deux cochons miniatures, ainsi qu’un coq. Il ne va sans dire que toute l’équipe du refuge ne manque pas de travail avec autant de pensionnaires sur place.


Une collecte de fonds en 2005-2006 a permis de financer la construction d’une nouvelle structure pour chats et petits chiens, qui abrite également la salle de chirurgie et d’accueil. Quant au bâtiment d’origine qui abrite présentement les gros chiens, celui-ci doit être remplacé. Une collecte de fonds visant à amasser 800 000 $ était sur le point d’être lancée lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé. Le projet a donc été mis sur pause pour le moment.


Linda Robertson, fondatrice de la SPCA Montérégie, avec Joey, à gauche, et Willie. PIERRE OBENDRAUF/Montreal Gazette

Maltraitance animale

Travailler en milieu de refuge est loin d’être facile puisque nous avons affaire à plusieurs histoires horribles de négligence. Toutefois, madame Robertson a parlé de l’un de ses pires souvenirs de maltraitance envers les animaux. En 2007, après avoir reçu un défoncement anonyme d’une usine à chiots se trouvant sur la Rive-Sud, madame Robertson s’est rendu a l’évidence après plusieurs rondes de surveillance que personne ne s’occupait des 35 chiens qui avaient été laissés dans une grange sordide sans nourriture ni eau en plein hiver. Celle-ci a alors contacté la police régionale et les chiens ont pu être secourus et emmenés au refuge.

Des histoires qui finissent bien

À l’heure actuelle, deux de ses pensionnaires préférés sont Rose (un berger croisé) et TiLoup (un mélange de berger et husky).


Rose porte le nom de la femme qui a découvert le chien vivant à l’époque à l’extérieur dans une boîte en bois en plein hiver. Robertson a déclaré que le chien était utilisé à des fins de reproduction et qu’il vivait dans la boîte depuis 10 ans sur la propriété de l’éleveur.

Lorsque Robertson l’a amenée au refuge, « c’était la première fois qu’elle pouvait se promener librement — et être aimée ».


Robertson a été alerté du sort de TiLoup par la Sûreté du Québec en janvier dernier. Le chien était enchaîné à l’extérieur d’une maison pendant des températures glaciales. Elle a convaincu le propriétaire de la laisser emmener le chien avec elle.

« Il a trouvé un jouet qui couine dans la camionnette », a déclaré Robertson. « Il n’avait jamais eu de jouet auparavant. Il a joué avec durant tout le trajet jusqu’au refuge. »


Parce que TiLoup n’avait jamais quitté sa chaîne, il a dû apprendre à s’adapter à la marche en laisse et à socialiser avec d’autres chiens.


« Ce sont les récompenses », a déclaré Robertson. « Nous pouvons changer la vie (de ces animaux). Je suis sûr que nous trouverons un foyer pour eux deux. »


Pour visionner le reportage de la Montreal Gazette (anglais seulement) :


Pour en savoir plus sur la SPCA Montérégie, visitez leur page Facebook ou leur site internet spcamonteregie.com.


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Écrit par : Mel-Lyna Cadieux

Source : Montreal Gazette

© 2020 par Magazine Passion animaux

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