Relâcher un lapin domestique : Une fausse bonne idée

Mis à jour : juin 29


Après le chat et le chien, le lapin remporte la troisième place au palmarès des animaux préférés des Québécois ainsi que des animaux les plus abandonnés.


Malgré les nombreuses admissions de lapins dans différents refuges du Québec, il n’est pas rare de recevoir des signalements de lapins ayant été « relâchés » à l’extérieur par leurs anciens propriétaires.


Toutefois, contrairement à une idée qui semble être encore assez répandue, le lapin domestique que nous connaissons est loin d’être en mesure de pouvoir survivre seul dans la nature.

À l’approche de la période des déménagements, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a tenu à faire un rappel à ce sujet.


« Dans le contexte où il est possible de croire que plusieurs lapins vont potentiellement mourir de froid ou de faim à l’arrivée de l’hiver, ce qui n’est évidemment pas une mort sans souffrance, relâcher des lapins domestiques en milieu naturel pose des enjeux sur le plan du bien-être animal », fait part la porte-parole Catherine Ippersiel.

Un acte encore légal

Malgré les conséquences de cet acte sur le bien-être des lapins, relâcher un lapin domestique à l’extérieur est encore tout à fait légal au Québec.


« Comme le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus domesticus) est une sous-espèce reconnue qui a été créée par l’homme à partir du lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus), cette espèce est une des rares espèces exclues de la portée de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, explique Mme Ippersiel. Malheureusement, cette exclusion fait en sorte que la règlementation du Ministère interdisant la libération d’animaux captifs en milieu naturel ne s’applique pas au lapin domestique. »


Penser avant d’adopter

L’une des meilleures manières de prévenir un abandon de la sorte est de se questionner longuement avant l’adoption d’un animal. Adopter un lapin (comme tout autre animal domestique d’ailleurs) n’est pas de tout repos, il faut être réellement prêt à s’engager sur le long terme et à mettre les efforts nécessaires pour répondre aux besoins de notre animal.


Malgré sa taille réduite, il faut savoir qu’un lapin domestique en captivité doit vivre dans un enclos d’une grandeur minimum de 4 x 4, en semi-liberté ou idéalement en liberté totale dans la maison. Le confinement d’un lapin dans une cage aura sur le long terme des impacts non négligeables sur sa santé physique et mentale.

L’espace n’est pas le seul élément à prendre en considération avant d'adopter un lapin. Rappelons-nous que le lapin domestique aura besoin d’une alimentation saine composée de légumes frais chaque jour ainsi que de foin à volonté, de plusieurs visites dans une clinique vétérinaire spécialisée en soins aux petits animaux ainsi que d’un environnement stimulant où il pourra s’épanouir, pour ne résumer que les grandes lignes. De plus, il ne faut pas négliger l’aménagement de la maison pour offrir à notre compagnon un environnement sécuritaire, ce qui signifie parfois de déplacer des meubles, enlever des petits objets dangereux, de poser des protège-fils, etc.


Selon les conditions de vie, un lapin domestique peut vivre entre 8 et 12 ans, c’est donc un gros engagement qui se doit d’être pris de façon responsable après mure réflexion.

Faire le bon choix

Si vraiment, vous n’avez aucun autre choix que d’abandonner votre lapin, la meilleure solution pour son bien-être est de le confier entre les mains d’un refuge qui saura lui donner les meilleurs soins possible et le placer dans une famille aimante.


Si vous avez des questions concernant le lapin domestique ou pour connaître le refuge le plus proche de votre quartier, contactez-nous.


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Écrit par Mel-Lyna Cadieux

© 2020 par Magazine Passion animaux

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