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Quel a été l’impact du confinement sur la faune marine ?



Alors que le Québec se déconfine petit à petit et que nous reprenons un quotidien presque « normal », nous nous sommes demandé si, durant ces longs mois de confinement, la faune marine a été impactée. 

Même si la venue soudaine du nouveau coronavirus dans la province québécoise a eu de nombreux impacts négatifs, notamment dans le système de santé, c’est totalement l’inverse pour les animaux qui peuplent nos océans. En effet, avec le départ des navires militaires, de plaisances, de pêche ou encore de commerces, les poissons ont su se réapproprier leur habitat naturel auparavant pollué. 

Avec le confinement, il y a évidemment eu un impact énorme sur la navigation maritime, stoppant la majeure partie de ce type d’opération dans le monde. Cette diminution rime aussi avec une baisse des mammifères aquatiques blessés et tués par collision. En sachant qu’avant l’épidémie, des scientifiques ont évalué qu’environ 5 % des baleines bleues qui fréquentent le Saint-Laurent présentent des cicatrices dues à la collision avec un navire et qu’environ 38 % des mortalités seraient attribuées à la même cause.

On a aussi pu remarquer une diminution du stress chez certaines espèces d’animaux marins dû aux sonars utilisés par certains navires militaires.

« Particulièrement celle des navires militaires. Ils utilisent des sonars très puissants que les mammifères fuient pour ne pas avoir les tympans percés. Des études montrent qu’ils causent des échouages en masse de baleines à bec de cuvier aux Bahamas, aux Canaries, en Grèce, en Italie ou en Espagne. », a indiqué Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’ONG Bloom.

Même dans les calanques de Marseille, en France, en raison de la faible activité humaine, des rorquals se sont beaucoup plus approchés qu’à leur habitude, en avril dernier, donnant des images fabuleuses.

En plus des meilleures conditions de vie pour la faune marine, elles sont aussi meilleures pour les biologistes. En effet, en raison des bruits incessants des navires qui parcouraient les zones d’observations, les scientifiques ne pouvaient auparavant pas analyser correctement les chants des cachalots, celui-ci étant brouillé.  Les conditions du confinement étaient donc le moment rêvé pour pouvoir écouter et analyser les magnifiques chants de ses mammifères marins. 

« C’est fascinant. Nous avons retrouvé des conditions proches d’il y a cent ans, avant l’industrialisation. Cette période très particulière peut aussi servir de point zéro pour mesurer l’impact humain sur les Grands Dauphins, les baleines à bec… » a mentionné Antoine Thébaut, un scientifique participant à la mission Sphyrna Odyssey Quiet Sea de la Fondation Prince Albert II de Monaco.


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Écrit par : Williams Casavant

Source : Mer&Ocean

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