Originaux ces animaux


Le monde regorge d'animaux plus insolites les uns que les autres. Parmi eux, il y a ceux qui sortent de l'ordinaire tant par leur constitution que leur apparence. Et cela est toujours intéressant d'apprendre quelques faits sur eux.



#1 : L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus)

Ornithos (oiseau) runkhos (bec)

Ce mammifère nocturne vit en Tasmanie et dans l'est de l'Australie. Il mesure entre 30 et 45 cm et sa queue fait 10-15 cm. Il vit en moyenne 21 ans. Il partage des gènes autant avec les mammifères qu'avec les oiseaux. Et comme les oiseaux, il pond des œufs.


Avec sa queue de castor, son bec de canard, sa fourrure de loutre et ses pattes palmées, ce mammifère aquatique intrigue. L'ornithorynque vit essentiellement sous l'eau. Contrairement aux autres animaux aquatiques comme la loutre qui utilise ses pattes arrière et sa queue pour nager, l'ornithorynque utilise seulement ses pattes avant, ses pattes arrière servant de gouvernail. Il quitte le monde aquatique seulement pour se reposer sur la berge d'une rivière, dans son terrier.


C'est un des rares mammifères qui est venimeux. À chacune de ses pattes postérieures, le mâle a un éperon à venin situé au niveau de la cheville. Les adultes n'ont pas de dents, mais les jeunes en ont deux paires.


Aiguillon venimeux

L'appareil génital de l'ornithorynque est bien différent de celui des autres mammifères. Il possède un cloaque comme les oiseaux, reptiles et marsupiaux. Chez le mâle, l'urètre est à part entière de la fonction urinaire et les testicules sont dans l'abdomen. La femelle a un seul ovaire de fonctionnel.




La femelle n'a pas de mamelle ni de mamelon, seulement des glandes mammaires. C'est pourquoi les petits ne peuvent téter, ils lèchent le lait qui s'écoule des poils du ventre de la mère.


L'ornithorynque chasse sous l'eau. Il garde les yeux fermés donc il doit se servir de son bec pour chasser, se diriger et localiser ses proies. Son bec est muni de nombreuses terminaisons nerveuses et de récepteurs sensibles aux impulsions et à la pression qui détecte rapidement et facilement ses petites proies aquatiques.



#2 : La taupe à nez étoilé (Condylura cristata)

Condylura (collier de perles) pour sa queue qui double de volume en période de rut.

La taupe à nez étoilé, diurne et nocturne, vit en Amérique du Nord. Elle mesure environ 20 cm. Là-dessus, sa queue fait à peu près le tiers de sa longueur. Elle se nourrit de vers, de crustacés et d'insectes. Préférant les milieux humides, elle passe une bonne partie

de son temps dans l'eau, même l'hiver. En nature, la taupe vit entre 3-4 ans. Les yeux sont très petits, ils distinguent mal le contour des objets, mais répondent à la lumière et à l'obscurité.


Ce qui est original sur cet animal est son nez en étoile de mer. Formée de 11 excroissances (vrilles) de la peau de chaque côté des narines, chacune d'elle bouge et se déplace de façon autonome grâce à des muscles contrôlés par le système nerveux de la taupe. Des terminaisons nerveuses remplissent ces excroissances, ce qui les rend très sensibles au toucher. En comparaison, l'ensemble des vrilles est au moins 6 fois plus sensible que le bout de nos doigts. C'est pourquoi la taupe peut détecter en une fraction de seconde, grâce à son nez, si l'objet qu'il touche est comestible ou non. Il évalue même la température, la mobilité et la dureté de l'objet. Le nez est si rapide à analyser ces paramètres qu'il peut en toucher jusqu'à 13 différents par seconde ! La paire la plus sensible est celle où les excroissances sont les plus courtes, soit la paire en bas au centre.



En constant mouvement, les vrilles du nez de la taupe ne peuvent pas attraper une proie ou sentir, c'est le nez qui sent les odeurs. Elles permettent seulement de détecter les sensations mécaniques, physiques, comme les vibrations d'un insecte sur le sol. De plus, ces vrilles agissent à la manière des yeux chez les mammifères. Chez la taupe, ce n'est pas l'œil qui va examiner l'objet, mais bien les excroissances qui vont évaluer la structure de la surface de cet objet .


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Écrit par Alexie Pageau

Sources : https://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/ornithorynque/184822

& https://bigbadmole.com/kroty/o-krotax/krot-zvezdonos-on-zhe-zvezdoryl.html

© 2020 par Magazine Passion animaux

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