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Mexique : Victimes indirectes de la pandémie, un zoo sauve des animaux sauvages

Mis à jour : juin 29


Dans les dernières semaines, le zoo de Culiacan, dans le nord-est du Mexique, a eu une augmentation incroyable du nombre d’animaux, soit Kira, une tigresse du Bengale de 130 kg, mais aussi un boa constricteur, un jeune lamantin, 14 aras militaires et 49 cerfs. En raison des conséquences économiques que la pandémie provoque, leurs anciens propriétaires ne pouvaient plus s’occuper d’eux.

C’est après le lancement d’une campagne de sensibilisation par l’Association des parcs zoologiques, élevages et aquariums du Mexique (AZCARM) qui vise à conscientiser les personnes concernant l’abandon de la faune sauvage durant le confinement que ces nombreux animaux sont arrivés.

« L’abandon a lieu car les gens ne peuvent plus prendre soin de leurs animaux et avec cette pandémie, faute de ressources ou de lieux où les garder, ils préfèrent les abandonner », explique Ernesto Zazueta, président de l’AZCARM.

Le président de l’AZCARM a mentionné qu’à l’arrivée des cerfs dans le zoo, ils n’avaient que la peau sur les os. Cela est toutefois maintenant histoire ancienne pour eux, puisqu’ils broutent comme ils le souhaitent aux côtés d’autruches, de girafes et d’antilopes.

« Pour la tigresse, on nous a appelés, car (les propriétaires) ne pouvaient pas prendre soin d’elle ; pour les cerfs […], il s’agissait d’une urgence, car il n’y avait plus de nourriture et personne ne pouvait prendre soin d’eux, outre le fait qu’ils se trouvaient dans un lieu inadapté pour cette espèce », raconte Diego Garcia, directeur du zoo de Culiacan.

Les zoos mexicains se sont maintenant engagés depuis deux ans à recueillir les animaux issus du trafic illégal et des cirques qui ont depuis 2015 l’interdiction de les utiliser pour leurs spectacles.

Il arrive malheureusement que les animaux sauvages aient perdu certains réflexes d’animaux sauvages en raison de traumatismes et autres séquelles dues à leur exploitation. Ils ne peuvent donc pas retourner dans la nature.

« Beaucoup ne peuvent pas retourner à l’état sauvage, car ils ne savent plus se débrouiller, ils ne savent plus chasser ni se défendre », explique M. Zazueta

Toutefois, même si les zoos mexicains redoublent d’efforts pour venir en aide aux animaux durant la pandémie, ils ont également des difficultés financières puisque leurs revenus dépendent de la billetterie.

Pour pallier à ses difficultés, le soutien du gouvernement, la réouverture des parcs animaliers au plus vite et l’appel aux dons de nourriture ont été demandés par l’AZCARM.

Ainsi, pour aider le zoo, une entreprise locale livre chaque mois 3,5 tonnes de viande pour sustenter Kira et ses compagnons carnivores du zoo de Culiacan.


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Écrit par Williams Casavant

Source : Ouest-France

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