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Longueuil renonce à abattre les cerfs du parc Michel-Chartrand



La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, a annoncé lundi soir que la Ville faisait volte-face et qu’elle organiserait le déplacement sécurisé des cerfs du parc Michel-Chartrand.

C’est sur sa page Facebook que la mairesse a indiqué tard dans la soirée que la Ville cherchera à obtenir une autorisation du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour déplacer les cerfs « vers un site autorisé » et qu'elle souhaite que « le ministère précise les modalités de ce déplacement. »

« Considérant l’importance pour la Ville de procéder à la réduction du cheptel à court terme, ce déplacement doit se faire au cours des prochaines semaines », a souligné la mairesse, qui dit avoir été forcée de prendre cette décision en raison de « la menace que posent aujourd’hui certaines personnes afin de nuire, voire contrecarrer la mise en œuvre de l’opération de contrôle ponctuelle de la population de cerfs ».

La semaine dernière, le service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a procédé à l’arrestation de deux personnes qui auraient proféré des menaces de mort contre la mairesse.

Des manifestations pour les droits des animaux ont aussi eu lieu dans le parc Michel-Chartrand et devant l’hôtel de ville la semaine dernière.

Cependant, la Ville de Longueuil assurait jusqu’à maintenant que l’unique solution était d’abattre 15 cerfs, soit environ la moitié de la population du parc.

L'option de relocaliser les animaux avait été exclue, la Ville ayant plaidé que les cerfs déplacés meurent généralement peu après l'opération, en raison d’une mauvaise adaptation à leur nouvel environnement.

Plus tôt lundi, l'avocate Anne-France Goldwater avait apporté son appui à Sauvetage Animal Rescue, un organisme qui réclamait que la Ville renonce à son intention d'abattre les cerfs.

Me Goldwater et le directeur général de l'organisme, Éric Dussault, avaient présenté un « plan de match » de sept pages qui permettrait, selon eux, de déplacer les chevreuils sans problèmes.

Notamment, l'organisme proposait de rassembler les cerfs dans un enclos pendant 48 heures, le temps de l'assurer qu'ils ne sont pas malades, avant de les mettre sous sédation pour les envoyer dans des refuges.

L'organisme Sauvetage Animal Rescue s'engagerait ensuite à assurer un suivi sur la santé des animaux. Me Goldwater a estimé que cette opération pourrait permettre de sauver 65 000 $ aux contribuables.

L'avocate avait laissé planer un ultimatum de 24 heures afin de laisser le temps à la Ville d'examiner sa proposition, sans quoi elle menaçait d'amorcer des procédures judiciaires.

« La pire chose que l’on peut faire, c’est de les abattre, a répété l’avocate. Quelle horreur que l’abattage des cerfs aux deux, trois ans. [...] », avait-elle affirmé lors d'une conférence de presse tenue virtuellement.

« Je tiens à le rappeler aussi, et je le dis très gentiment à l’égard de la ville et de la mairesse, mais je vous rappelle que le dernier maire qui m’a contredit sur les droits des animaux, Denis Coderre, où est-il ? Est-ce qu'il est toujours à la mairie ?», a aussi ajouté l'avocate durant la conférence de presse.


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Écrit par Williams Casavant

Source : Journal de Montréal

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