Le Canada et la cruelle industrie de la fourrure


Vison dans une ferme à fourrure en Ontario. Crédit: Jo-Anne McArthur / #MakeFurHistory

Autant cruelle que indignante, l’industrie de la fourrure est l’objet de plusieurs débats depuis quelques années. Après plusieurs manifestations et mouvements dénonçant cette pratique, certaines personnes commencent alors à prendre conscience du terrible sort que ses animaux peuvent vivre.


Dans cet article, il sera principalement question de concentrer ce vaste sujet sur le Canada ainsi que la province de Québec, où il y a déjà assez de matière pour s’indigner.


D'entrée de jeu, selon l’Institut de la fourrure du Canada, la province québécoise serait celle qui piège le plus d’animaux annuellement.





Plusieurs dispositifs de piégeage sont autorisés au Québec, mais malheureusement, aucune mesure n’est prise pour ne pas heurter l’animal. Que ce soit des pièges et collets potentiellement mortels, des mâchoires qui retiennent l’animal par la patte ou bien la cage mortelle sous-marine, ses pièges sont conçus pour un seul et unique objectif, garder un animal en captivité contre sa volonté.


Peut-être que vous y voyez juste des instruments de captures d’animaux, mais il est important de savoir que la plupart de ses outils sont interdits dans plus de 60 pays, ainsi que plusieurs États américains.

Dans beaucoup de cas, il arrive que l’animal ne soit pas tué sur le coup et qu’il reste pris au piège pendant plusieurs jours, le laissant exposé à divers dangers tels que la température, les prédateurs, mais aussi le manque de nourritures. Si l’animal à la ‘’chance’’ d’être toujours en vie à l'arrivée des chasseurs, la méthode de mise à mort est d’autant plus brutale.


Plus de 85% de la fourrure du Canada provient de fermes d’élevage. Conservant leur instinct sauvage puisque non domestiqué, les animaux qui y sont enfermés sont principalement des visons ainsi que des renards.

Les visons, confinés dans de bien trop petites cages, souvent souillées d’excréments, s’attaquent entre eux et les renards s'arrachent du poil en raison de l’anxiété subie.


Leur mise à mort est aussi très cruelle. L’un d’eux passe au gazage, tandis que l’autre par l’électrocution anale.


Mais au Canada et au Québec, ses méthodes de trappage ainsi que le mode de vie exigé à ses animaux sont considérés comme courantes et totalement légales.


En quelques chiffres :

Crédit: Jo-Anne McArthur / #MakeFurHistory
  • 85% des vêtements en fourrure canadiens sont fabriqués à Montréal

  • les visons et les renards composent 85% des animaux élevés en captivité pour leur fourrure

  • et environ 3 millions d’animaux sont tués chaque année uniquement pour leur fourrure.

Peut-être que les vêtements de fourrure sont à la mode, mais la cruauté qu’il en découle ne l’est pas. Il ne faut pas encourager cette industrie et encore moins les pratiques cruelles qui y sont associées. Mais comment faire pour changer les choses ? Cela se passe principalement par l’éducation et le partage d’informations sûres et vérifiées.

Il est évident que cet article ne va pas révolutionner le monde et arrêter la chasse pour la consommation de la fourrure, mais il est tout de même important de souligner toutes ses informations pour essayer de conscientiser la population sur cette pratique et ainsi, au minimum, rendre les pratiques de chasse plus éthique et moins cruelle.

Et si à la place des visons et des renards c’était des chiens et des chats, quelle serait votre réaction d’après vous ?


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Écrit par Williams Casavant

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