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La Ville de Longueuil tuera la moitié des cerfs du parc Michel-Chartrand


Les services municipaux de la Ville de Longueuil ont annoncé mardi qu’ils tueraient « un maximum d’une quinzaine de cerfs » de Virginie peuplant le parc Michel-Chartrand. La décision aurait été prise car leur trop grande concentration menacerait la survie du parc.

Le dernier décompte, datant de 2017, fait état d’environ 32 bêtes vivant dans les limites du parc.

« Devant le constat actuel, la Ville se doit de prendre ses responsabilités et d’intervenir pour en assurer la pérennité [du parc] », a déclaré la mairesse Sylvie Parent dans un communiqué.

« Malgré la mise en œuvre d’un plan de gestion de la population de cerfs sur le territoire de Longueuil dans les dernières années, la densité de cerfs demeure plus de deux fois trop élevée pour la capacité du parc Michel-Chartrand », a indiqué la Ville.

En raison de leur grand nombre, les végétaux n’ont pas le temps de repousser avant d’être de nouveau broutés, mettant par la même occasion en péril la vie des cerfs eux-mêmes. 

La surpopulation de ces animaux a également un impact sur les risques d’accident automobiles autour du parc, sur les coûts d’entretien des végétaux ainsi que sur les dommages aux propriétés voisines. 

C’est avec la collaboration du gouvernement du Québec que la Ville de Longueuil procèdera à cette opération. Après avoir été capturés dans des cages et surveillés en permanence, les cerfs seront euthanasiés au fusil-percuteur par des professionnels. Les carcasses des animaux seront par la suite remises à des banques alimentaires. 

« L’option retenue pour le parc Michel-Chartrand n’est pas celle que la Ville aurait souhaité devoir appliquer puisqu’elle est sensible au bien-être des animaux et aux préoccupations citoyennes », indique la Ville dans ses documents de présentation. « Considérant le contexte exceptionnel du parc Michel-Chartrand, une solution exceptionnelle a dû être choisie. »

Carl Boisvert, porte-parole de la Ville de Longueuil, a tenu à souligner que les bêtes abattues représentent 15 % de la population totale de cerfs estimée pour tout le territoire municipal.

Le déplacement des bêtes dans les Laurentides et l’autorisation de la chasse au parc Michel-Chartrand ont été des options envisagées, mais pas retenues. 

La Ville voulait aussi éviter la contamination d’un autre cheptel de cerfs à la maladie de Lyme, très présente en Montérégie. « On déplacerait le problème dans une autre région », a expliqué M. Boisvert. « [Cela a] été évalué, mais ce n’est pas envisagé pour régler le problème de façon responsable. »

Chez Greenpeace, on qualifie la décision de Longueuil de « pansement ». « Il faut regarder plus en profondeur comment on peut éviter d’en arriver à cette étape-là, qui est assez tragique et malheureuse », a fait valoir Olivier Kolmel, porte-parole de l’organisation.

Selon lui, le débalancement d’un écosystème comme le parc Michel-Chartrand doit être analysé dans le contexte plus large de l’étalement urbain et de la coupe des corridors végétaux qui permettaient aux animaux de passer d’un écosystème à l’autre. La situation du parc, « C’est un symptôme de notre relation avec la nature et de la place qu’on lui laisse », a-t-il dit. « Nos activités ont un impact direct sur la nature. »

Une pétition visant à inciter la Ville de Longueuil à relocaliser les cerfs au lieu de les euthanasier a été lancée à la suite de cette nouvelle sur le site change.org et a récolté plus de 4000 signatures. 

Si vous êtes intéressé à avoir plus d'information sur celle-ci, vous pouvez y accéder grâce au lien suivant : https://cutt.ly/lgVVoW8

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Écrit par Williams Casavant

Source : La Presse

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© 2020 par Magazine Passion animaux

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