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La reprise de la chasse commerciale de la baleine au Japon

Mis à jour : juin 29


Écrit par : Williams Casavant

Le lundi 1er juillet 2019 annonçait la reprise de la chasse à la baleine à des fins commerciales pour le Japon, une pratique qui avait été interrompue il y a 31 ans. En effet, l’année passée, le Japon avait annoncé son retrait dans la Commission baleinière internationale (CBI), ce qui a déclenché un torrent de colère chez les défenseurs des cétacés.

Il est important de préciser que la chasse à la baleine au Japon n’avait pas réellement été abolie. Nous pouvons constater que la pêche était toujours autorisée, mais seulement à des fins scientifiques et non commerciales. Mais malheureusement, après les tests sur les baleines, la majeure partie d’entre eux finissaient illégalement sur le commerce de l’alimentation au lieu d’un retour paisible dans leur habitat naturel. Selon les défenseurs des cétacés, les pratiques « scientifiques » étaient considérées comme cruelles et comme un moyen de contourner la loi pour la vente commerciale illégale.

En quittant la CBI, le Japon perd son autorisation de chasser la baleine en Antarctique et dans les eaux internationales. De ce fait, les baleiniers japonais vont devoir rester dans les zones économiques du Japon, une bonne nouvelle en sachant le taux d’individu des cétacés en danger situés en haute mer.

De plus, le Japon a tout de même présenté un quota de chasse que les pêcheurs devront respecter pour préserver les espèces de baleines potentiellement en danger d’extinction. D’ici décembre 2019, 227 baleines seront tuées selon le quota que le gouvernement japonais a émis. Nous pouvons compter dans ses chiffres 150 rorquals de Bryde, 52 baleines de Minke et 25 rorquals boréals, dont cette dernière espèce est d’ailleurs classée comme étant en danger selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Les personnes prônant le retour de la chasse à la baleine soutiennent que cela fait partie de leur culture depuis plusieurs générations et la plupart d’entre eux sont grandement heureux de retourner dans une partie ancestrale de leur histoire. Ils font également part que les baleines doivent être considérées comme des ressources marines exploitables, comme les poissons. Ils soutiennent également que celles qui seront chassées ne sont pas menacées d’extinctions, alors que ce n’est pas totalement le cas comme vu précédemment.

La viande de baleine n’est pas la plus prisée au Japon, mais cela ne va pas l’empêcher d’être beaucoup plus accessible dans le marché courant depuis la reprise de la chasse. Selon les données gouvernementales, c’est 5000 tonnes de viande qui seraient consommées annuellement au Japon, des chiffres beaucoup plus bas à comparer des années 60 et 70, considérées comme l’âge d’or de la chasse à la baleine avec ses 200 000 tonnes de viande de baleines consommées chaque année.

En plus du Japon, il existe seulement deux autres pays qui pratiquent toujours la chasse à la baleine aujourd’hui : la Norvège et l’Islande. Pour la toute première fois depuis 2002, l’Islande va s’abstenir de la pratiquer en cette année 2019 puisque les deux plus grosses entreprises dans ce milieu y ont renoncé.

En plus des réactions des défenseurs des cétacés, plusieurs gouvernements se sont prononcés et ont donné leurs avis. Le gouvernement australien n’a pas caché sa déception et a affiché sa volonté de voir le Japon revenir sur ses décisions. Winston Peters, le ministre des l’Affaires étrangères néo-zélandais, a émis un message à Tokyo mentionnant « une pratique dépassée et inutile ». Le responsable de la filiale japonaise de Greenpeace, Sam Annesley, prend également la parole et fait part que « [l]a décision du Japon est en décalage complet avec la communauté internationale, et fait fi de la nécessité de protéger nos océans et ces créatures majestueuses ».

Malgré la volonté du Japon de continuer la chasse à la baleine, nous ne pourrons qu’espérer que le quota de 227 baleines en un an sera bien respecté et encadré par le gouvernement japonais.

© 2020 par Magazine Passion animaux

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