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L’administration Trump réinstaure des techniques de chasse interdites en Alaska

Mis à jour : juin 29


Auparavant interdites par l’administration de l’ancien président des États-Unis Barack Obama en 2015, des techniques de chasse décriées pendant de nombreuses années comme étant barbares par des organismes de défense pour les animaux sont de nouveaux retours en Alaska. 

Les méthodes de chasse considérées comme étant inhumaines sont :

  • Appâter des grizzlis grâce à des beignes trempés dans la graisse de bacon ;

  • L’utilisation de projecteurs dans leur tanière pour aveugler et tirer sur les mères et les jeunes ours noirs en hibernation ;

  • Abattre des caribous qui nagent à partir d’un bateau ;

De plus, les chasseurs pourront de nouveau tuer les loups et les coyotes en compagnie de leurs petits pendant la période du sevrage. L’utilisation de chiens pour la chasse à l’ours sera aussi autorisée.

Publié mardi dans le Federal Register, le National Park Service renverse les règles de l’administration Obama et donne aux chasseurs 30 jours pour se préparer au retour des nouvelles pratiques rétablies dans les réserves nationales en Alaska. C’est après la signature d’un ordre visant à étendre les possibilités de loisirs sur les terres publiques en Alaska par le secrétaire à l’intérieur des États-Unis, Ryan Zinke, que les responsables des services du parc ont cité cet ordre comme motif pour annuler l’interdiction. 

Pour rappel, le Federal Register est le journal officiel des États-Unis qui comprend entre autres les règles d’agences gouvernementales, les différentes règles proposées ainsi que les avis publics. 

Étant une priorité pour l’administration du président actuel des États-Unis Donald Trump, l’élargissement des droits de chasse sur les terres fédérales a également été défendu par son fils, Donald Trump Jr., passionné de chasse.

Les personnes prônant la chasse et les chefs d’État de l’Alaska s’étaient opposés aux différentes restrictions auparavant instaurées par l’administration de l’ancien président, qu’ils considéraient comme étant une atteinte aux droits des États et à leurs moyens de subsistance.

Eddie Grasser, directeur de la conservation de la faune du poisson et du gibier du département de l’Alaska, a déclaré que les techniques de chasse seraient utilisées avec parcimonie, et principalement par les chasseurs de subsistance.


« Vivre de la terre est un élément essentiel du mode de vie rural en Alaska, donc ces méthodes qui dérangent les gens, et dont je comprends le pourquoi ainsi que la mauvaise compréhension de la chose, le fait est que ce sont principalement des méthodes utilisées par les chasseurs de subsistance dans l’État de l’Alaska. », a-t-il déclaré.


« Les chasseurs réguliers de l’État ne chassent pas de cette façon, tout comme les résidents qui arrivent, en particulier ceux qui accompagnés d’un guide », a-t-il également mentionné.

Différents groupes de défense pour le droit des animaux ont condamné cette règle de chasse soulignant que l’autorisation de chasser des ours noirs et bruns était inhumaine. 

« Cela permettrait des méthodes de mise à mort extrêmement cruelles sur plus de 20 millions d’acres de réserves nationales en Alaska », a déclaré Laura Smythe, avocate de l’Humane Society aux États-Unis.

Les hostilités ont débuté concernant la façon dont l’Alaska a pour gérer la quantité de prédateur sur son territoire. Les différentes techniques pour appâter et tuer les animaux étaient utilisées pour son efficacité afin que les populations d’orignaux, de caribous et de petits gibiers soient disponibles en grand nombre pour les chasseurs. 

La nuance dans ces actes est que le National Park Service est chargé de protéger les animaux sauvages sur le territoire, dont les prédateurs comme les loups et les ours.


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Écrit par Williams Casavant

Source : The New York Times

© 2020 par Magazine Passion animaux

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