Encadrement des chiens dangereux : Application difficile pour certaines municipalités du Québec


Malgré l’entrée en vigueur officielle de la nouvelle loi sur l’encadrement des chiens dangereux, plusieurs municipalités du Québec ne sont toujours pas prêtes à l’appliquer convenablement.


Carl Girard, de la Société de protection des animaux (SPA) des Cantons, en Estrie, rapporte que seules 21 municipalités font affaire avec son organisme pour mettre en œuvre les nouvelles réglementations, ce qui représente seulement 50% des municipalités sur leur territoire.    


«Malheureusement, les autres ne sont pas prêtes, même si la loi est maintenant en vigueur», a-t-il indiqué.    

Pourtant, les municipalités sont au cœur de la nouvelle législation. Les vétérinaires et les médecins doivent entre autres obligatoirement leur rapporter les blessures causées par un chien. Par la suite, l’animal sera évalué et, s’il est considéré comme potentiellement dangereux, il sera soumis à des conditions strictes, dont :


  • Le port de la muselière ;

  • La vaccination contre la rage;

  • La stérilisation ;

  • L’implantation d’une micropuce.

De plus, les municipalités ont la possibilité d’adopter des règlements encore plus sévères que ce qui est prévu par la loi votée à l’Assemblée nationale. Cela rend notamment automatique l’euthanasie de chiens ayant causé des blessures graves ou la mort d’une personne.    


Par ailleurs, cette loi exige que les chiens de 20 kg ou plus soient munis en tout temps d’un harnais ou d’un licou. Sur ce dernier point, Carl Girard est aussi très critique.    


« Ça n’a pas de sens, parce qu’un harnais, ça permet au chien de tirer une charge plus lourde. Vous allez voir des maîtres se faire traîner, c’est loin d’améliorer la sécurité du public », croit-il.    


Pour Dominique Alain, victime d’une attaque par trois chiens il y a un an à Potton, en Estrie, la nouvelle loi est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas encore suffisant. 


« Il faudrait mettre plus d’accent sur l’éducation et la prévention. Des cours de dressage obligatoires, ça se voit dans d’autres pays et ce serait opportun ici », a-t-elle proposé.


---------

Écrit par : Mel-Lyna Cadieux

© 2020 par Magazine Passion animaux

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now