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Deux chats tirés à bout portant à Granby



Deux chats se sont faits tirés à bout portant dans le 9e rang Est à Granby. De leur nom respectif, Zozo et Léo-Paul sont passés à un poil de la mort après qu’un individu encore inconnu ait utilisé une arme à plomb pour attaquer les félins. Aujourd’hui, ils se sont remis de leurs blessures, mais leur propriétaire met en garde les citoyens de la ville.

« C’est quelqu’un de dangereux qui fait ça à des animaux, estime le propriétaire de Zozo, un chat errant qu’il a adopté il y a deux ans, en préférant garder l’anonymat. Cette personne-là peut s’en prendre à d’autres. Peut-être à un humain. Ça va s’arrêter où ? Si quelqu’un est assez fou pour faire ça, est-ce qu’il va continuer ? ».

Le propriétaire de Zozo précise aussi que son chat se promène beaucoup à l’extérieur et que celui-ci revient à la maison chaque jour pour manger et se réchauffer.

Au début du mois de novembre, le propriétaire du chat a remarqué que son animal avait une bosse sur le front. Une plaie s’est alors formée et il a contacté un vétérinaire qui lui a conseillé de la vérifier.

C’est à ce moment qu’il a constaté que la plaie était infectée. Le vétérinaire qui l’a examiné a conclu que son chat présentait un trou causé par le plomb d’un fusil. « Il s’est fait tirer à bout portant, sinon le trou ne serait pas si grand, explique-t-il. Ça veut dire qu’il était près de la personne. »

« Si quelqu’un veut s’en débarrasser parce qu’il est envahissant, pourquoi ne pas lui faire peur en vaporisant de l’eau. Lui planter une balle de plomb, à bout portant, c’est faire mal pour le plaisir. Carrément », dénonce-t-il.

Le chat de Karine Bernier, qui habite également le 9e rang Est à Granby, s’est aussi retrouvé face à un citoyen cruel où il a vécu la même situation l’été dernier. Ayant l’habitude de sortir le soir et la nuit, l’animal est retourné à son domicile avec le visage complètement ensanglanté.

« Son visage était enflé, ses yeux étaient boursouflés. J’ai coupé ses poils et je l’ai nettoyé. C’était une plaie profonde, décrit-elle. Le lendemain, il a eu un rendez-vous d’urgence chez le vétérinaire qui lui a retiré le plomb et fait un point de suture. Pour que le plomb soit là, c’est un coup à bout portant. C’est vraiment volontaire. »

« Si mes enfants vont jouer dans le bois et que cette personne-là est présente, qu’est-ce qui va se passer ? se questionne Mme Bernier. Ça me fait peur. Si elle est capable de tirer dans la tête d’un chat, ce sera quoi après ? »

Pour soigner son animal, madame Bernier a déboursé plus de 500$. Pour le propriétaire de Zozo, le total de la facture s’est élevé à 300$.

Des signalements ont été faits au service de police de Granby. Aucun suspect n’a encore été arrêté. Les policiers rappellent que s’en prendre ainsi à des animaux est punissable en vertu de la réglementation municipale et du Code criminel.

« Se faire justice soit même et causer de la cruauté, ce n’est pas la bonne façon de faire, fait valoir Marc Farand, porte-parole du corps policier. Si un animal nous cause une certaine nuisance, par exemple, on ne peut pas lui causer de mal. Il faut contacter la police ou la SPA des Cantons. »

Deux articles s’appliquent en vertu de la réglementation municipale, c’est-à-dire la cruauté animale et la nuisance des animaux. Dans les deux cas, une amende de 100 $ et plus peut être donnée. Si la nature des gestes mène à des accusations criminelles, des amendes et même des peines d’emprisonnement maximales de cinq ans peuvent s’appliquer si l’accusé est reconnu coupable.

L’agent Farand invite les citoyens qui vivent des situations semblables ou qui possèdent des informations à propos de ces gestes de cruauté à contacter les policiers.


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Écrit par Williams Casavant

Source : laVoixdel'Est

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