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Dans l’Est-du-Québec, les vétérinaires sont débordés


La pandémie de COVID-19 survenue au début de l’année 2020 a eu son lot de répercussions auprès des cliniques vétérinaires de la province québécoise et de l’Est-du-Québec. La surcharge des vétérinaires et les listes d’attentes bien fournies se prolongent toujours plus.

Selon l’objet de la consultation, les délais peuvent varier entre trois et six mois. Dans certains cas, cette plage peut même être dépassée. Il faut savoir que dans le contexte actuel, les vétérinaires n’ont d’autres choix que de prioriser les cas les plus urgents. 

Les rendez-vous de routine comme les consultations annuelles, les vaccins pour les animaux d'âge adulte ou encore les castrations de mâles ont été temporairement mis en pause.

« Je dirais qu'il y a encore un deux ou trois mois de retards pour les vaccins, les médecines préventives ou les chirurgies de routine », a indiqué la Dre Nancy Morin, vétérinaire à la Clinique du Littoral, à Rimouski.

Les interventions rapides pour les soins dentaires peuvent atteindre quatre mois d’attente et un rendez-vous pour une castration peut atteindre six mois ou plus. 

« On essaie beaucoup de se concentrer sur les animaux qui ont besoin de soins rapidement en urgence, a-t-elle ajouté. À tour de rôle, les vétérinaires sont de garde en dehors des heures d'ouverture pour pouvoir voir ces urgences-là qui s'accumulent et qu'on voit plus qu'on voyait avant », ajoute-t-elle. 

En raison des mesures sanitaires mises en place et des règles de distanciations sociales, le nombre de consultations journalières a diminué de 30 à 50 %.

« Il a fallu diminuer de moitié le nombre de consultations qu'on faisait parce qu'on ne veut pas qu'il y ait de contact entre les clients dans la salle d'attente, chose qui était commune auparavant », a mentionné le Dr David Garon, vétérinaire à la Clinique de l'Estuaire, notamment à Mont-Joli.

« Là c'est une personne à la fois qui peut être à la réception et le client qui doit attendre doit aller à l'extérieur dans son véhicule, a-t-il poursuivi. On a aménagé une salle d'attente extérieure pour que ce soit plus confortable pour les gens, j'espère qu'on va être capable d'être dans une autre situation dès que l'hiver va arriver. »

Le manque de socialisation, causé par le confinement, a poussé certaines familles à adopter un animal de compagnie, ce qui augmente de manière significative le nombre d’adoption en refuge. C’est d’ailleurs une situation qui soulève des inquiétudes à plus long terme auprès des médecins vétérinaires.

« J'ai l'impression qu'il va y avoir à nouveau beaucoup d'abandons, appréhende le Dr Garon. C'est une belle situation actuellement que les refuges ne soient pas chargés d'animaux. Surtout, il ne faudrait pas qu'il y ait une autre vague de reproduction d'animaux à la maison. »

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Écrit par Williams Casavant

Source : LeJournaldeQuébec

© 2020 par Magazine Passion animaux

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