Dans 50 ans, un tiers des animaux et des plantes pourrait disparaître

Mis à jour : juin 29


Écrit par : Williams Casavant


Le lundi 10 février 2020, deux chercheurs de l’Université d’Arizona, Cristian Román-Palacios et John Wiens, ont publié une toute nouvelle étude concernant l’avenir de la biodiversité tel que nous la connaissons aujourd’hui. Ils avancent que d’ici 2070, un tiers des animaux et des plantes pourraient venir à être menacé d’extinction.


Le réchauffement climatique est largement pointé du doigt comme étant une menace majeure pour la biodiversité. Cette étude alarmante a été basée sur l’analyse de 538 espèces dans 581 milieux naturels différents.


Les deux chercheurs ont comparé les informations de centaines de relevés en se basant principalement sur plusieurs critères comme les extinctions récentes, les projections climatiques et les déplacements des animaux. Ils en sont alors parvenus à la triste conclusion que, dans la dernière décennie, 44 % de ces espèces avaient malheureusement disparu de l’un de leurs milieux naturels.


La cause de ces extinctions? Le réchauffement climatique, mais aussi la dispersion trop lente de certaines espèces qui ne parviennent pas à échapper aux zones touchées par les fortes chaleurs.


En se basant sur les capacités de dispersion des espèces, les deux chercheurs de l’Université d’Arizona ont estimé qu’entre 57 % et 70 % des 538 espèces mentionnées dans l’étude ne réussiront pas à se disperser assez rapidement.


Mais certaines espèces pourraient malgré tous réussirent à survivre. Tout se joue sur les prochaines hausses de température. Alors, si une augmentation de 0.5 °C venait à arriver, c’est plus de la moitié des espèces de plantes et d’animaux qui pourraient périrent.


Dans le cadre d’une augmentation des températures de 2.9 °C, c’est 95 % d’entre eux qui disparaîtront.


John Wiens déclare que « si nous nous tenons à l’accord de Paris pour combattre le changement climatique, nous pourrions perdre moins de deux espèces de plantes et d’animaux sur dix. Mais si les humains causent des hausses de température plus fortes, nous pourrions perdre plus d’un tiers, voire la moitié de toutes ces espèces. »

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© 2020 par Magazine Passion animaux

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