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COVID-19 : le sang d’un ver marin pourrait être utile pour soigner le virus?

Mis à jour : juin 29


Écrit par : Williams Casavant


La société bretonne Hemarina croit grandement aux pouvoirs de l’arénicole, un petit ver marin mesurant entre 10 et 15 cm et surtout populaire sur les plages bretonnes. Le sang de l’animal a des propriétés d’oxygénation très importante et ce qui pourrait, dans le cadre d’un essai clinique, être une solution pour les patients atteints du COVID-19.


« On attend incessamment sous peu la décision du Comité de protection des patients (CPP) en sachant que l’ANSM a déjà validé l’essai » indique Franck Zal, le docteur en biologie marine à la tête de la société bretonne.


La solution, destinée à des patients affectés par le nouveau coronavirus est produite grâce à l’hémoglobine du ver. Son hémoglobine est capable d’acheminer 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine!


Franck Zal mentionne aussi que « le but est d’utiliser cette molécule comme une sorte de respirateur moléculaire avant que les patients ne basculent dans un processus lourd de réanimation » soulignant par la même occasion le manque des respirateurs artificiels dans certains pays.


Déjà été testé aux États-Unis sur des personnes atteintes d’hypoxie cérébrale, le produit de la société de biotechnologie, appelé HEMO2life est maintenant en attente de l’autorisation requise pour sa commercialisation. « Le principe reste le même », assure Franck Zal concernant l’effet du produit.


L’entreprise de production basée à Morlaix, qui dispose sa ferme de vers marins dans le département français de Vendée, dispose de 5 000 doses disponibles immédiatement et pourrait en produire dans un cours délai 15 000 autres doses.


L’entreprise s’apprête d’ailleurs à envoyer dans les hôpitaux parisiens où doit avoir lieu l’essai clinique, une centaine de doses du produit injectable.

© 2020 par Magazine Passion animaux

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