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COVID-19 : la détresse des « éléphants à touristes » en Thaïlande

Mis à jour : juin 29



Écrit par: Williams Casavant


En raison du nouveau coronavirus, les touristes ont fui le pays et ce sont plus de 2 000 pachydermes qui se retrouvent au chômage. Les éléphants sont dorénavant enchaînés dans des camps désertés et mal nourris, c’est d’ailleurs le cas d’Ekasit, un animal de 43 ans attaché plus de 18 heures par jour. En raison du manque de revenu, son propriétaire n’a plus les ressources nécessaires pour lui donner à manger.


La seule solution pour survivre est de, lors de son temps libre, marcher le long des routes à la recherche de bananes proches du temple voisin ou encore de chercher des herbes hautes, particulièrement rare lors de la saison sèche qui foudroie le pays cette année.


D’après les professionnels du secteur, sans aide d’urgence, la situation pourrait devenir catastrophique.

Le gardien de l’éléphant, le mahout Kosin explique à l’AFP que « ce n’est pas suffisant. Il n’a que la moitié de sa ration quotidienne. Sa santé est en danger ».

Même avant la pandémie, les conditions de vie des pachydermes exploités par l’industrie du tourisme pouvaient se révéler très stressantes. En effet, même si beaucoup de parcs se vendent d’avoir des conditions éthiques, ils cachent souvent en réalité un milieu où le dressage des éléphants reste sanglant et brutal.

Les visiteurs chinois représentant près de 25% des touristes au pays ont été contraints de rester chez eux en raison de la venue du COVID-19 .

À la mi-mars, pour essayer d’enrayer la course effrénée du virus, les autorités thaïlandaises ont ordonné la fermeture temporaire des parcs à éléphants.

Saengduean Chailert de l’Elephant Nature Park, un refuge pour pachydermes à la pointe du bien-être animal mentionne que « beaucoup ne pourraient sans doute pas rouvrir après la crise ».

Theerapat Trungprakan, président de la Thai Elephant Alliance Association craint que les éléphants soient « employés à nouveau au transport du bois, responsable de nombreuses blessures », malgré cette interdiction dans l’industrie forestière depuis 1989.

Pour d’autres, c’est la vie de mendiant avec leurs maîtres qui va commencer, une situation tout aussi inquiétante.

On compte 3 800 éléphants domestiqués en Thaïlande. Il est impossible de les remettre en liberté en raison des conflits avec les quelque 3 000 espèces sauvages que ça pourrait engendrer. De plus, ils pourront être victimes d’accidents ou encore de maladies. « 75% d’entre eux seraient amenés à terme à disparaître », estime Apichit Duangdee propriétaire du Elephant Rescue Park.

© 2020 par Magazine Passion animaux

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