Avancement de l’interdiction de la vente des éléphants pour les garder en captivité

Mis à jour : juin 29


Écrit par : Williams Casavant


La COP sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à réaliser une « victoire historique » concernant l’avancement de l’interdiction de la vente d’éléphants sauvages à des zoos.


Durant cette COP, une grande majorité de pays a décidé de limiter les ventes d’éléphants sauvages d’Afrique uniquement à des individus dont les motivations sont de préserver ces animaux dans leur habitat naturel. Il est donc tout à fait interdit de capturer des éléphants pour les garder dans des endroits en captivités telles que dans des zoos, des cirques ou des parcs d’attraction.


Iris Ho, du groupe de protection animale Humane Society International (HSI) s’est d’ailleurs félicité que « Cette décision va sauver un nombre important d’éléphants arrachés à leurs familles dans la nature et contraints de passer leurs vies emprisonnées dans des zoos dans des conditions médiocres ».


La proposition a d’ailleurs récolté 46 votes pour, 18 votes contre et 19 abstentions. Les restrictions sont donc suffisantes pour permettre à la proposition d’être adoptée. Mais il faut qu’elle soit également approuvée en séance plénière le 28 août 2019. Après avoir cherché des informations sur le sujet, il va de soi que la nouvelle persiste à être positive puisque la CITES à bel et bien adopté le texte visant à réduire les possibilités de capturer des éléphants sauvages d’Afrique!


Mais il s’en est fallu de peu pour les éléphants. En effet, l’Union européenne, d’abord en désaccord avec la proposition, a finalement voté « oui » à condition que le commerce persiste lors de « circonstance exceptionnelle uniquement ». Les États-Unis et plusieurs pays d’Afrique sont également toujours en désaccord.


Donald Lehr, représentant de plusieurs ONG européennes de conservation à Genève explique que « [l] ajout des dérogations exceptionnelles a été justifié comme nécessaire pour empêcher que des animaux capturés il y a longtemps dans leur milieu naturel, n’y soient réintroduits. Ils ne pourraient pas survivre ».


« L’adoption de la résolution est la reconnaissance que les éléphants d’Afrique vivants devraient, sauf circonstances exceptionnelles, être exportés seulement vers des lieux de conservation dans leur habitat naturel, et non dans des zoos à l’autre bout du monde » a indiqué Aurélie Flore Koumba Pambo, représentante du Gabon et de la Coalition pour les Éléphants d’Afrique (CEA).


Les considérations économiques faites à partir de la déportation des éléphants sauvages d’Afrique sont maintenant devancées par la volonté de préserver leur bien-être physique et moral.


Il va alors de soi que c’est en grande partie grâce à l’implication favorable de l’Union européenne que le commerce des éléphants est dorénavant grandement restreint.

Malgré les règlements imposés par le CITES dans les années 80 et 90, le problème du commerce d’ivoire reste toujours la cause principale du déclin de la population de pachydermes.


Parlons en chiffres, en 1980, nous pouvons compter plus de 1,2 million d’éléphants peuplant le continent africain. Mais après l’affaiblissement des règlements par plusieurs pays d’Afrique tel que le Zimbabwe, la chasse pour acquérir les défenses de ses animaux a alors pris une ampleur inimaginable. Selon le rapport sur le statut des éléphants d’Afrique, en 2015, il n’en restait plus que 450 000. Pour ses animaux vivants dans les forêts, les pertes sont encore plus grosses. Une diminution de 60 % des individus en 10 ans seulement, dont 20 000 d’entre eux ont été tués dans le parc national de Minkébé, situé dans le nord-est du Gabon.


Des chiffres désastreux qui montrent l’ampleur de la course pour la chasse à l’ivoire. De plus, les revenus qui ont découlé de ce commerce représentent 64 % du financement du crime organisé dans les pays considérés comme fragiles ou situés près des zones de conflit.

Mais Aurélie Flore Koumba Pambo mentionne de façon réjouissante que « Le CEA a pu contrer de manière efficace et coordonnée toutes les tentatives, émanant des pays d’Afrique australe, de rouvrir le commerce de l’ivoire ».


En effet, l’Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe ont tenté de supprimer les restrictions concernant ce commerce, mais heureusement sans succès.

Mais dans l’Union européenne, il est toujours légal d’acheter et vendre de l’ivoire sous certaines conditions. Durant la COP, les marchés d’ivoires de l’UE et du Japon, les plus gros ouvert actuellement dans le monde, ont subits de vivent critique.


Loïc Lelanchon souligne que durant les échanges, l’Union européenne ont fait des déclarations encourageantes sur le futur de ses commerces : « La Commission et les États membres sont en train de rédiger des mesures pour encadrer plus strictement le commerce légal, et garantir qu’il ne permet pas le blanchiment de produits illégaux. Nous ne pouvons qu’encourager les vingt-Huit à les mettre en place le plus vite possible ».


Autres nouvelles encourageantes, l’Australie et l’Israël ont divulgué que leurs marchés d’ivoire seront définitivement fermés début 2020. Deux ans auparavant, la Chine, la France, le Royaume-Uni et le Luxembourg avaient également fait les mêmes restrictions, mais des dérogations à celles-ci persistent encore.


La COP a d’ailleurs pris une autre décision importante, chaque pays ayant un marché légal d’ivoire va devoir faire un compte rendu annuel sur leurs stocks restants et les efforts faits pour contrer leurs dérives.

© 2020 par Magazine Passion animaux

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