• Passion animaux

Éléphants à touristes : Le dressage cruel montré en images

Mis à jour : juin 28



Une vidéo filmée en caméra cachée l’année dernière en Thaïlande par le groupe britannique de défense des animaux World Animal Protection (WAP), viens de faire surface ce mercredi et a grandement fait réagir sur les réseaux sociaux. 

Maltraités physiquement et mentalement, attachés pendant des heures et séparés de leur famille, la violence du dressage des éléphanteaux destinés à l’industrie touristique de la Thaïlande a été diffusée en image par des membres de l’organisme dans le but de mettre fin une fois pour tout à cette industrie de l’horreur.

Il faut savoir que naturellement, un éléphant ne va pas obéir aux ordres. Pour ce faire, le dompteur (appelé mahout) va devoir utiliser la technique du « phajaan » pour briser l’esprit du pachyderme dans le but qu’il se soumette. 

Une vidéo publiée sur le compte YouTube du groupe britannique montre de jeunes éléphants séparés de leur mère et attachés avec des chaînes et des cordes pour qu’ils soient ensuite éduqués à apprendre plusieurs tours. 

Grâce à une tige surmontée d’une pointe aiguisée, le mahout pique l’animal comme punition pour qu’il puisse apprendre les mouvements de base. Cet outil peut parfois provoquer des saignements chez la bête. 

Ci-dessous, voici la vidéo du groupe World Animal Protection.

Attention : Nous préférons vous prévenir que certaines images sont difficiles à regarder. 


« Le but est d’obtenir une domination complète grâce à des récompenses et à des punitions. Il faut lui faire comprendre que désobéir est douloureux », explique à l’AFP Jan Schmidt-Burbach de la WAP, qui déplore les nombreux « dommages physiques et psychologiques » infligés à l’animal.

C’est environ 3 000 éléphants qui sont employés dans l’industrie du tourisme en Thaïlande. Leur programme pour une journée « normale » ? Transporter les touristes sur leur dos, exécuter des tours comme dans les cirques et se baigner avec eux. 

Cependant, depuis la pandémie de la COVID-19, les éléphants exploités sont désormais au chômage, livrés à eux-mêmes. Abandonnés par leur maître, plus d’un millier d’entre eux doivent fuir les camps désertés, en raison du manque de nourriture, pour retourner dans leur village natal.

Le groupe britannique espère qu’avec la crise du coronavirus pourra amorcer une grande réflexion sur la place de l’éléphant domestique dans le pays.

« Il faut absolument promouvoir davantage un tourisme fondé uniquement sur l’observation », relève Jan Schmidt-Burbach.

Pour soutenir leur cause, le World Animal Protection a mis en ligne une pétition ayant presque 19 000 signatures. Si vous êtes intéressé par le mouvement, vous pouvez y jeter un coup d’œil ci-dessous : 


https://cutt.ly/NikE4oS

À l’inverse des éléphants sauvages protégés, ceux en captivité sont, d’après la loi Thaïlandaise, considéré comme du bétail. Le nombre de pachyderme dans cette situation au pays a d’ailleurs augmenté de 30% en 30 ans.


---------

Écrit par Williams Casavant

Source : TVA Nouvelles

27 vues

© 2020 par Magazine Passion animaux

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now